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Le temps dans l’imaginaire écofictionnel français contemporain Question de l’anachronisme profond

نویسنده:

علمی-پژوهشی (وزارت علوم)/ISC (24 صفحه - از 163 تا 186)

Les jeux temporels abondent dans les écrits sciences-fictionnels. Les écofictions, en tant que sous genre de la SF ne font pas exception. L’esthétique des écofictions s’approche largement de celle de la « littérature d’anticipation », cependant, au vu de leurs choix thématiques, en l’occurrence l’écologie, les écofictions utilisent parfois des paradigmes assez particuliers. Ainsi, la question du temps et de l’anachronisme sera-t-elle étudiée dans les pages qui suivent à partir de l’hypothèse selon laquelle les écofictions ont tendance à intégrer un certain anachronisme dans le tableau qu’elles brossent des sociétés futures. Dans les textes étudiés ci-dessous, l’anachronisme se soustrait du niveau des faits et des intrigues, de l’événementiel en somme, pour s’imposer à celui des structures et des concepts. Trois oeuvres d’écofiction seront étudiées dans cet article, à savoir : Globalia, de Jean-Christophe Rufin ; Eternity Incorporated, de Raphaël Granier de Cassagnac ; et le goût de l’immortalité, de Catherine Dufour.

خلاصه ماشینی:

"Nous donnerons quelques petites définitions de l’idée d’anachronisme qui permettront d’engager notre réflexion avant de voir comment Jean-Christophe Rufin dans Globalia et Raphael Granier de Cassagnac dans Eternity Incorporated se sont servis de ce que nous appelons ici un certain « anachronisme profond » pour décrire les sociétés futures de leurs œuvres. Le lecteur de Rufin s’étonne quand le romancier lui dévoile, d’un chapitre à l’autre, deux mondes extrêmement différents : l’un, Globalia, incarne, comme c’est souvent le cas dans les utopies science fictionnels, l’apogée d’une humanité ayant atteint son âge de perfection, de prospérité maximale ; et l’autre, les non zones, évoque des tribus qui chassent, vont à la recherche de l’eau potable dans la nature sauvage, et tuent les animaux et parfois leurs semblables pour rester vivants. Or, malgré les différences que développent Le goût de l’immortalité avec Globalia et avec Eternity Incorporated, le lecteur de Dufour ne tardera pas à remarquer les traces de l’idée de « régression » ; une régression qui se manifeste tout d’abord, bien que latente, au niveau de l’«espace » diégétique – des étages supérieurs, des étages inférieurs, le suburbain – et qui s’impose tout de suite dans le procès de constitution des trois niveaux hétérogènes marquant ici la condition humaine. Autrement dit, si dans une tradition purement science-fictionnel, ces deux romans extrême-contemporains dessinent des utopies, ils ne tardent pas à parler de ce qui se trouve au-delà des « cités high- tech » ; de ce que la réalisation de la rêverie du progrès a coûté non seulement à l’Homme mais surtout à la Terre."


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